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Chute de cheveux à l'automne : ce qui est normal et les gestes à adopter

Depuis la rentrée, vous retrouvez plus de cheveux sur votre brosse, sur l'oreiller ou dans la bonde de la douche, et la question tourne en boucle : est-ce normal ? La chute de cheveux à l'automne est un sujet dont on parle beaucoup en septembre et en octobre, et il vaut mieux le regarder calmement, avec les bons repères. Dans cet article, nous reprenons ce que disent les dermatologues et les études : comment fonctionne le cycle du cheveu, pourquoi l'automne est souvent cité, comment distinguer une chute banale d'une chute à surveiller, et quels gestes doux adopter en attendant.

En bref : la chute de cheveux saisonnière est une hausse temporaire du nombre de cheveux qui tombent, fréquemment rapportée à la fin de l'été et à l'automne. Elle s'inscrit dans le cycle naturel du cheveu. Si la chute est brutale, abondante, localisée ou qu'elle dure, un avis médical est recommandé. Aucun shampoing ne traite une chute de cheveux.

Chute saisonnière : de quoi parle-t-on ?

On parle de chute saisonnière quand le nombre de cheveux qui tombent augmente pendant une période précise de l'année, puis revient à la normale. Pour comprendre pourquoi cela peut arriver, il faut d'abord savoir comment vit un cheveu.

Le cycle du cheveu en trois temps

Chaque cheveu suit un cycle. Une longue phase de croissance, appelée anagène, dure de l'ordre de deux à cinq ans : c'est là que se trouvent environ 90 % des cheveux du cuir chevelu. Vient ensuite une courte phase de transition, le catagène, de quelques semaines. Puis une phase de repos, le télogène, de l'ordre de trois à cinq mois : environ 10 % des cheveux s'y trouvent, avant que le cheveu tombe et qu'un nouveau prenne sa place (revue de la littérature publiée dans la revue Cureus en 2020).

Autrement dit, à tout moment, la grande majorité de vos cheveux pousse et une petite partie se prépare à tomber. C'est pour cela que l'on perd des cheveux tous les jours sans que cela se remarque.

Pourquoi l'automne est souvent cité

Plusieurs études ont mesuré la chute au fil des saisons, et elles vont dans le même sens. Dans une étude britannique publiée en 1991 dans le British Journal of Dermatology, 14 hommes ont été suivis pendant 18 mois : le nombre de cheveux tombés a culminé en août-septembre, autour de 60 par jour, soit plus du double de l'hiver précédent. Une étude de 1996 observe la même périodicité annuelle, avec un maximum de cheveux en phase de repos en fin d'été et au début de l'automne. Une autre, publiée en 2009 et portant sur 823 femmes consultant pour une chute de cheveux, trouve un maximum en été et un second pic, moins marqué, au printemps.

Ces travaux portent sur de petits échantillons ou sur des personnes qui consultaient déjà : ils décrivent une tendance, pas une règle valable pour tout le monde. Leur explication n'est pas établie non plus : l'ensoleillement est évoqué, mais rien n'est démontré. Ce que l'on peut en retenir, c'est que perdre un peu plus de cheveux qu'à l'ordinaire en septembre ou en octobre est fréquent, et qu'en l'absence de zone qui se dégarnit, il n'y a en général pas lieu de s'inquiéter. Cela mérite simplement d'être observé.

Chute normale ou chute à surveiller ?

Combien de cheveux perd-on par jour ?

L'American Academy of Dermatology (AAD) indique qu'il est normal de perdre entre 50 et 100 cheveux par jour, et le NHS britannique donne le même repère. C'est un ordre de grandeur, pas un seuil : compter ses cheveux n'a pas de sens et alimente surtout l'inquiétude. Observer l'évolution dans le temps, sur la brosse, dans la douche ou sur l'oreiller, est bien plus parlant qu'un chiffre.

Chute ou casse : comment faire la différence ?

Un cheveu qui tombe se détache avec sa racine : à son extrémité, côté cuir chevelu, on distingue un petit renflement. Un cheveu cassé n'a pas ce renflement : il est plus court et se rompt à une hauteur variable. La casse vient surtout des frottements, de la chaleur des outils, des colorations et décolorations, ou des coiffures serrées. Si ce sont plutôt vos longueurs qui vous préoccupent, notre article Comment réparer ses cheveux abîmés sans les couper ? et celui sur les cheveux fourchus vous aideront.

Les causes possibles d'une chute diffuse temporaire

Au-delà de la saison, une chute diffuse et temporaire, que les médecins appellent télogen effluvium, peut suivre un stress physiologique important (forte fièvre, infection, intervention chirurgicale), un accouchement, certains médicaments, une carence, une perte de poids importante ou un trouble thyroïdien. Elle survient en général quelques mois après l'événement déclencheur, ce qui explique qu'on ne fasse pas toujours le lien. Après une naissance, l'AAD indique que la chute culmine vers le quatrième mois et que les cheveux retrouvent le plus souvent leur densité vers le premier anniversaire de l'enfant. Le rôle du stress émotionnel seul fait, lui, encore débat entre spécialistes.

Quand consulter un professionnel de santé

Un avis médical est utile dans les situations suivantes :

  • la chute est brutale, ou nettement plus abondante que d'habitude, et ne s'améliore pas avec le temps ;
  • des zones se dégarnissent : plaques, raie qui s'élargit, front ou tempes qui se dégagent, cheveux visiblement moins denses ;
  • la chute s'accompagne de démangeaisons persistantes, de rougeurs, de croûtes ou de douleurs du cuir chevelu ;
  • après une naissance, les cheveux n'ont pas retrouvé leur densité au bout d'un an ;
  • vous êtes simplement inquiète : l'AAD indique qu'on peut se tourner vers un dermatologue, et que plus on cherche tôt la cause d'une vraie perte, meilleur est le pronostic.

Pour en savoir plus sur les différentes formes de perte de cheveux, vous pouvez lire notre article Chute de cheveux : alopécie ou calvitie ?, et si vous vous demandez ce qu'il faut penser du romarin, Le romarin est-il efficace contre la chute de cheveux ?.

5 gestes doux pour le cuir chevelu et les longueurs

Aucun geste ne remplace un avis médical, et aucun ne « stoppe » une chute saisonnière. En revanche, certaines habitudes fragilisent les cheveux ou le cuir chevelu, et d'autres les ménagent. Voici cinq gestes de bon sens, qui rejoignent les conseils des dermatologues.

1. Laver régulièrement et en douceur

Le shampoing sert à nettoyer le cuir chevelu : c'est son seul rôle. L'AAD recommande de masser doucement le shampoing sur le cuir chevelu uniquement, sans le frotter sur les longueurs : l'eau de rinçage se charge de les nettoyer. Se laver les cheveux tous les deux à trois jours est parfaitement sain : on lave dès qu'ils sont sales, sans chercher à espacer à tout prix.

Chez LAO Care, nous avons conçu des shampoings à base lavante douce, sans sulfates, 100 % d'origine naturelle. Le Shampoing Purifiant convient aux cheveux fins à normaux et aux cuirs chevelus gras ou sensibles qui regraissent vite. Le Shampoing Nourrissant, à l'huile de chanvre et à l'hydrolat de mélisse, s'adresse aux cheveux épais et aux cuirs chevelus secs qui tiraillent. Dans les deux cas, faites toujours un double lavage avec 1 à 2 pompes, en massant le cuir chevelu et en insistant sur l'arrière de la tête.

Shampoing Purifiant LAO Care
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2. Démêler avec douceur, surtout cheveux mouillés

Brosser trop souvent ou trop vigoureusement, en particulier sur cheveux mouillés, fait partie des habitudes qui abîment les cheveux selon l'AAD. Démêlez de préférence mèche par mèche, avec les doigts ou un peigne à dents larges comme le Peigne Démêlant, aux dents larges et lisses, conçu pour démêler les nœuds sans tirer ni casser, même sur cheveux mouillés.

3. Limiter la chaleur

La chaleur excessive abîme tous les types de cheveux, rappelle l'AAD, qui conseille de laisser sécher à l'air quand c'est possible et, sinon, de choisir une chaleur faible à moyenne en limitant la durée et la fréquence d'utilisation des outils chauffants. Sèche-cheveux, lisseur et fer à friser : mieux vaut les réserver aux grandes occasions que d'en faire un rituel quotidien.

4. Éviter les coiffures qui tirent

Les queues de cheval et chignons serrés, les tresses collées et les extensions exercent une tension sur la racine. Une revue publiée en 2018 rappelle que le risque d'alopécie de traction dépend de l'intensité et de la durée de cette tension, et que la perte peut devenir définitive si elle se prolonge. Privilégiez des coiffures lâches, et ne dormez pas les cheveux fortement tirés.

5. Protéger les longueurs après l'été

La rentrée est aussi le moment où l'on mesure les dégâts de l'été : l'AAD rappelle que les rayons ultraviolets dégradent les protéines du cheveu et modifient sa couleur, et que le chlore est agressif pour la fibre. Si vos longueurs sont abîmées par le soleil, la mer, la piscine, la chaleur des outils ou les colorations, la Cure Régénérante est un soin ciblé pour les cheveux abîmés à très abîmés : un protocole en trois étapes (Shampoing Régénérant, Masque Régénérant et Crème Capillaire Régénérante sans rinçage), formulé autour de l'actif PEPTICARE®, issu de la graine de cameline (brevet déposé). Elle agit sur la fibre des longueurs, pas sur la chute : suivez la notice du produit pour l'utiliser. Vous pouvez aussi retrouver toute la sélection dans la collection Cheveux abîmés & fragilisés.

Cure Régénérante complète LAO Care

Ce que les soins cosmétiques peuvent faire, et ce qu'ils ne font pas

Au sens du règlement européen, un produit cosmétique sert à nettoyer, parfumer, modifier l'aspect, protéger, maintenir en bon état ou corriger les odeurs du corps. Le cheveu visible est une matière non vivante : seuls les follicules, situés dans la peau du cuir chevelu, sont concernés par un traitement médical. Un shampoing, un masque ou une huile ne peuvent donc pas arrêter une chute de cheveux.

Chez LAO Care, nous le disons clairement : ce n'est pas le rôle d'un shampoing. Nos produits ont été testés et rien dans nos formules ne provoque de perte de cheveux, et nos shampoings sont très doux et sans sulfates. Ce qu'un bon soin peut faire, c'est laver le cuir chevelu avec douceur, protéger et gainer la fibre, et limiter la casse au quotidien.

Si vous pensez qu'un de nos produits a provoqué une réaction de votre cuir chevelu, ou si vous avez la moindre question, écrivez-nous à hello@lao-care.com : l'équipe assure un suivi personnalisé.

Ce qu'il faut retenir

Perdre plus de cheveux à la fin de l'été et à l'automne est fréquent, et plusieurs études décrivent cette variation saisonnière, sans en connaître précisément la cause. Entre 50 et 100 cheveux par jour, c'est un repère normal. Tant qu'aucune zone ne se dégarnit, il n'y a en général pas lieu de s'inquiéter ; si la chute est brutale, localisée ou durable, ou si elle s'accompagne de signes sur le cuir chevelu, consultez un médecin ou un dermatologue.

En attendant, ménagez vos cheveux : lavage doux, démêlage délicat, chaleur limitée, coiffures lâches et protection des longueurs. Pour choisir des soins adaptés à votre cuir chevelu et à vos longueurs, découvrez notre sélection de shampoings et soins quotidiens.

FAQ : questions fréquentes sur la chute de cheveux à l'automne

Est-ce normal de perdre plus de cheveux à l'automne ?

Plusieurs études décrivent une hausse temporaire de la chute, avec un maximum de cheveux en phase de repos en fin d'été et au début de l'automne. Perdre entre 50 et 100 cheveux par jour est considéré comme normal par l'American Academy of Dermatology. Si la chute est brutale, très abondante, localisée en plaques ou si elle dure, mieux vaut consulter un médecin ou un dermatologue.

Chute ou casse : comment faire la différence ?

Un cheveu qui tombe se détache avec sa racine : on distingue un petit renflement à l'extrémité côté cuir chevelu. Un cheveu cassé n'a pas ce renflement et se rompt à une hauteur variable, souvent à cause de la chaleur, des colorations, des frottements ou des coiffures serrées.

Combien de cheveux perd-on par jour ?

L'American Academy of Dermatology et le NHS britannique indiquent qu'il est normal de perdre entre 50 et 100 cheveux par jour. C'est un ordre de grandeur et non un seuil : l'évolution dans le temps (brosse, douche, oreiller) est plus parlante qu'un chiffre.

Un shampoing peut-il arrêter la chute de cheveux ?

Non. Un shampoing nettoie le cuir chevelu et un soin protège la fibre : ce sont des cosmétiques. Le cheveu visible est une matière non vivante, et seuls les follicules, situés dans la peau, sont concernés par un traitement médical. Pour une chute qui inquiète, la bonne démarche est un avis médical.

Combien de temps dure la chute saisonnière ?

Les études sur la chute d'automne ne donnent pas de durée précise. Pour une chute diffuse temporaire (télogen effluvium), la Cleveland Clinic indique une durée habituelle de 3 à 6 mois. Si la chute se prolonge ou vous inquiète, consultez.

Quand consulter pour une chute de cheveux ?

Consultez si la chute est brutale ou nettement plus abondante que d'habitude, si des zones se dégarnissent, si elle s'accompagne de démangeaisons persistantes, de rougeurs ou de croûtes, ou si, après une naissance, les cheveux n'ont pas retrouvé leur densité au bout d'un an.

Que faire en attendant, au quotidien ?

Laver avec douceur en massant le cuir chevelu, démêler avec un peigne à dents larges, limiter la chaleur des outils de coiffage, éviter les coiffures qui tirent et protéger les longueurs du soleil et du chlore. Ces gestes ménagent les cheveux, sans prétendre agir sur la chute.

Sources

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